
Jument

Trait Flamand élevé en Allemagne
Aquitana à Essen
(Photo : Romain Hoffmann)

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* Origines:
Importé des Etats-Unies d'Amérique ou il s'appelle Belgian. * Zones :
Quelques juments sont élevées au Nord de la France.
Des reproducteurs sont élevés en Belgique.
* Physique:
poids =
Taille =
* Voir :
* Sénat de Belgique :
Bulletin 1-59 SESSION DE 1997-1998 Questions posées par les Sénateurs et
réponses données par les Ministres
Ministre
de l'Agriculture et des Petites et Moyennes Entreprises (Agriculture)
Question nº 526 de M.
Vandenbroeke du 21 octobre 1997 (N.) :
Cheval de trait flamand. Agrément. Octroi
de subventions.
Jusque dans les années quatre-vingt du siècle dernier, dans les
concours et expositions de chevaux dans notre pays l'on distinguait
traditionnellement trois races : le cheval de trait flamand, ardennais
et brabançon. Le cheval de trait brabançon était assurément le plus
répandu vers la fin du siècle.
L'auteur français Loncey, entre autres, donne à ce sujet une
précision dans son ouvrage « Les chevaux de trait », paru en 1886. Pour
la Belgique, il distingue les trois races précitées de chevaux de trait
: flamande, ardennaise et brabançonne. Or il se fait qu'au tournant du
siècle, il n'y avait plus de descendants de chevaux de trait flamands en
Belgique. On n'en trouvait plus qu'aux États-Unis et au Canada, car ces
pays avaient acheté à l'époque un nombre considérable de chevaux de
trait (belges).
Récemment, depuis 1993, pour être précis quelques spécimens du
cheval de trait flamand ont été réimportés du Canada. Depuis lors, et
grâce à une action stud-book ciblée, on a pu assurer un nouveau
développement de cette race. Aujourd'hui l'A.S.B.L. Het Vlaams
Paard-Stamboekwerking (V.P.S.) est d'ailleurs le garant de la
propagation de l'espèce.
Aujourd'hui, les chevaux de race pure qui sont inscrits dans un
stud-book belge agréé et qui sont admis pour la reproduction,
bénéficient d'un droit d'entrée nul à l'importation. L'A.S.B.L. précitée
a introduit une telle demande d'agrément. D'après ce que nous avons pu
apprendre, cet agrément ne serait toutefois pas accordé au motif que le
cheval de trait flamand ne peut être inscrit dans un stud-book belge
agréé. En d'autres termes : il n'est pas considéré comme un « patrimoine
culturel vivant ».
La question soulevée est d'une nature telle qu'elle doit être
préalablement clarifiée au niveau fédéral. C'est seulement alors qu'il
sera possible de donner, le cas échéant, les impulsions nécessaires pour
la régler de manière adéquate au sein du Parlement flamand.
Puis-je demander à l'honorable ministre de bien vouloir répondre aux
questions suivantes :
1. Est-il vrai que le cheval de trait flamand n'est ni reconnu ni
agréé dans son authenticité et que, par conséquent, le droit d'entrée
zéro n'est pas appliqué ?
2. Une première étape indispensable est l'agrément officiel du
stud-book de l'A.S.B.L. Het Vlaams Paard par le ministère fédéral de
l'Agriculture et l'inclusion du cheval de trait flamand dans
l'inventaire des races menacées. Quand pouvons-nous attendre une réponse
bien étayée, que nous espérons favorable, à ce sujet ?
3. Pourquoi, vu le caractère scientifique et historique de la
question, l'agrément officiel du stud-book de l'A.S.B.L. Het Vlaams
Paard par le ministère fédéral de l'Agriculture se fait-il tant attendre
?
4. De quels arguments a-t-on encore besoin pour inclure le cheval de
trait flamand dans l'inventaire des races menacées ?
Réponse : Les longs préliminaires à votre question
écrite nécessitent quelques explications sur l'histoire des chevaux de
trait.
Avant la création des livres généalogiques en Belgique, un autre
concept était relié à la notion : race de chevaux. Les chevaux indigènes
étaient, à l'époque, dénommés suivant leur utilisation :
chevaux de labour et de trait (werk- en trekpaarden), pur-sang (volbloeden)
(principalement pour les courses) et chevaux de selle et d'armes (rij-
en legerpaarden) qui pouvaient également être appelés demi-sang (halfbloeden).
Plusieurs auteurs rapportent que l'on trouvait dans les différentes
régions (agricoles) des chevaux de labour et de trait dont le type
présentait un lien étroit avec la fertilité du sol. Dans les provinces
de Flandre orientale et occidentale, des chevaux de type lourd furent
élevés et perpétués en raison du fait que le sol y était très fertile
(lourd). Ces chevaux furent appelés chevaux flamands par ceux qui
n'habitaient pas dans ces deux provinces flamandes. En ce qui concerne
leur dénomination ou leur identification, tous les chevaux furent
assimilés à la province et/ou à la région agricole où ils se trouvaient.
Très vite, déjà après l'indépendance de la Belgique, une
réglementation officielle fut promulguée pour l'amélioration de la race
chevaline, entre autres, par l'instauration d'une monte publique et
l'octroi de primes d'élevage. Il faut remarquer qu'initialement aucune
distinction ne fut faite entre les chevaux en ce qui concerne leur race
ou leur type d'utilisation. C'est vers 1840 qu'un cheval de trait lourd
fut mentionné dans la réglementation (pour ce qui est des différentes
provinces qui, totalement ou partiellement, appartiennent aux régions
agricoles fertiles) ainsi qu'un cheval de trait léger par lequel on
désigne entre autres le cheval de t
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