AGRIBEX, c’est le salon de l’agriculture belge.
Il est organisé tous les deux ans dans le parc des
expositions de la capitale installé à coté de l’Atomium et du Eysel.
La réunion avait une ambiance un peu morose. Le monde agricole belge éprouve quelques inquiétudes.
Plusieurs rendez-vous au sein du salon en ont fait état.
Conséquence, cette réunion couvre une superficie moins étendue que les années précédentes.
Il y a une spécialité qui a encore recueilli cette année un énorme succès populaire: le concours national du
cheval de Trait Belge.
Le dimanche 9 décembre lui est intégralement consacré.
L’élite de cette race est toujours trop volumineuse et les queues persistent à être toutes coupées.
Mis à part ces deux regrets, cette réunion que j’ai suivie et finement observée présente une excellente qualité d’ensemble.
Elle devrait servir d’exemple aux réunions semblables organisées chez le voisin du Sud (France).
L’horaire est respecté. Le début est ponctuel. Aucune interruption n'est à signaler.
Les éleveurs et leurs chevaux sont en attente à l’entrée de la grande carrière.
(En France, une demi heure de retard est un minimum. Le passage est aléatoire suivant les présences ou non des concurrents).
Les éleveurs présentent d’évidentes qualités
professionnelles. Les éleveurs sont en tenue. Les chevaux sont
parfaitement toilettés et ils sont contrôlés dans leurs déplacements ou stationnements.
Les concurrents à quatre sabots sont aisément placés et maintenus en bonne position devant le jury.
Quand ce n’est pas tout à fait le cas, le présentateur ob-tient rapidement un changement de position.
Le parcours au pas et au trot est effectué au moins à deux. Pour obtenir encore plus de sûreté, un ou deux
aides se rajoutent. Le cheval marche et trotte bien droit.
Il y a, suivant la situation, un pousseur ou un reteneur. Le cheval est parfois incité à avancer par un pousseur. Il est plus souvent retenu par la vision du fouet d’un
reteneur devant le museau.
Les animaux ont tendance à anticiper et à aller trop vite.
C’est une habitude relevée chez les chevaux plus âgés qui ont de l’expérience.
Il y a là une bonne gestion des déplacements des animaux, soucieuse de sécurité.
Il est évident que l’éleveur qui présente ses
pensionnaires en est très fier.
Le cheval de trait est une tradition bien ancrée dans ce pays.
Les occupants de la piste et le public autour communient à la même cérémonie.
Autre remarque : la langue.
Le flamand est le monopole sur la piste.
Je n’ai pas détecté des éleveurs d’expression française.
Dans le public, il y avait très certainement beaucoup de wallons. Il y avait aussi beaucoup de français.
Les commentaires étaient bilingues. Merci.
Jugement global :
- L’appareil locomoteur si important pour un bon cheval est collectivement de très bonne qualité.
- Quoique le dressage du cheval ne soit pas une réalité, il est compensé par une gestion des animaux sur la piste qui a fait ses preuves.
. En France, le tout est aléatoire.
L’élevage du cheval de trait en Belgique est perçu et pratiqué bien différemment qu’en France .
Mais avant d’en exposer les différences, il faut en
percevoir les réalités.
Je suis convenablement imprégné des pratiques françaises. Celles de Belgique méritent d’être approfondies.
Les horaires sont respectés. La conséquence est une
activité constante sur la carrière.
En France, on attend… Le rare public n’ayant plus rien à se mettre sous les yeux en profite pour aller voir
ailleurs.
En Belgique, le concours se déroule en continu. Il n’y a pas eu d’interruption alimentaire aux alentours de midi.
Et la présentation des chevaux permettait qu'on les apprécie.
J’ai eu la possibilité de me déplacer librement, je n’ai pas réussi à découvrir un cheval qui n’était pas intégralement toiletté.
Les éleveurs n’avaient pourtant pas la partie belle.
Dehors il pleuvait avec un vent tempétueux.
Bravo et merci du beau spectacle. |