Revue de la Presse mondiale


 

Des policiers à cheval à Yverdon-les-Bains (VD) Edicom, Suisse, 22 mai 2006, 20:09
   Des policiers à cheval sillonneront les rues d'Yverdon-les-Bains (VD) cet été. L'expérience, lancée à titre d'essai cette année, s'étendra de mai à octobre. La ville espère ainsi améliorer le dialogue entre la police et la population.
   "Le cheval est un acteur privilégié qui permet de capter l'attention des jeunes et des moins jeunes contrevenants", explique la municipalité. "Son attraction naturelle sur l'homme permet d'ouvrir le dialogue avec la population et fait naître un regain d'intérêt pour la police".
   La brigade équestre yverdonnoise comptera trois collaborateurs, une femme et deux hommes. Elle sera présente au coeur de la ville et dans les zones de détente.
Des cavalières défilent pour le retour du cheval dans Paris :
   Quatorze cavalières ont défilé dans Paris pour demander la réintroduction du cheval dans les rues de la capitale.
   Etrange convoi dans Paris, dimanche 23 avril, où quatorze cavalières ont défilé de la porte Dauphine à la Bastille faisant juste un arrêt à la Mairie de Paris, le temps d'y déposer une lettre en faveur de la réintroduction du cheval dans la capitale.
   Une manière pour ces cavalières, de rappeler que "Paris est la seule capitale européenne d'où les chevaux sont bannis".  Elles demandent notamment à Bertrand Delanoé "d'autoriser en des lieux choisis la circulation de fiacres et de chevaux montés, de faire du cheval un outil de service public et de favoriser l'accès à la culture équestre en créant une maison du cheval". A la base, les organisatrices du défilé sont parties d'un simple constat : près d'un million de français montent à cheval, le fréquentent, ou en vivent et parmi eux, 75% habitent en région parisienne.

Le cheval multiplie les atouts
   Dans leur missive adressée au maire de Paris, elles présentent "le cheval comme lien social qui est déjà affecté à des missions de surveillance et de sécurité dans plusieurs communes de France. 
   La plus noble conquête de l'homme peut jouer un rôle de médiateur en imposant le respect par son gabarit et permet d'atténuer l'aspect répressif de l'action de surveillance".
   Ainsi, dans certaines municipalités on utilise par exemple, le cheval de trait pour effectuer des travaux de voirie, de ramassage de déchets encombrants ou pour l'entretien des espaces verts.
   Enfin, les cavalières parient également sur l'atout touristique que peut représenter le cheval, notamment avec la mise en place de service de calèches où de fiacres.
   Une des cavalières explique que, l'idée de la maison du cheval serait "un lieu où les Parisiens pourraient se réapproprier le cheval".


Des cavalières dans Paris pour le retour du cheval dans la capitale 20Minutes.fr avec AFP | 23.04.06 | 22h23 
   Quatorze cavalières ont troublé le calme des rues parisiennes dimanche et attiré tous les objectifs photo des touristes matinaux en défilant pour le retour du cheval dans la capitale.
   De la Porte Dauphine à la Bastille, elles ont défilé dans une atmosphère très chaleureuse. Saluées par les passants, les cavalières vêtues d'un tee-shirt noir portant l'inscription de leur association "Le cheval à Paris" ont suscité la curiosité des badauds.
   "Traverser Paris à cheval n'est pas pour nous un défi, ni un pari, ni une provocation. C'est juste une façon d'attirer l'attention sur une anomalie. Paris est la seule grande ville européenne d'où les chevaux sont bannis", a déclaré une des cavalières, Alice Bloch, 37 ans.
   "Théoriquement, rien ne s'oppose à la libre circulation dans Paris de chevaux s'ils respectent le code de la route. Pour interdire ce moyen de transport, la police prétexte que cela gêne la circulation. Je suggère au maire de Paris qui cherche des idées pour décourager la circulation, de recourir à la plus noble conquête de l'homme", à surenchéri Jean-Louis Gouraud, directeur de collection aux éditions du Rocher, grand amoureux des chevaux et inspirateur de l'idée de défiler dans Paris.
   Les cavalières ont fait une halte à la Mairie de Paris pour y déposer une lettre "supplique" dans laquelle elles demandent à Bertrand Delanoë et au préfet de police "d'autoriser en des lieux choisis la circulation de fiacres et de chevaux montés, de faire du cheval un outil de service public et de favoriser l'accès à la culture équestre aux parisiens en créant une maison du cheval".
   Cette lettre met aussi l'accent sur "le cheval comme lien social qui est déjà affecté à des missions de surveillance et de sécurité dans plusieurs communes de France. Il peut jouer également un rôle de médiateur en imposant le respect par son gabarit et permet d'atténuer l'aspect répressif de l'action de surveillance".
   Dans certaines municipalités, le cheval de trait reprend du service en effectuant des travaux de voirie, de ramassage de déchets encombrants, d'entretien d'espaces verts (arrosage, débardage).
   Dernier point mis en exergue dans le courrier, le cheval comme atout de charme touristique à l'instar de beaucoup de capitales avec l'usage de la calèche ou du fiacre qui replacerait les chevaux au coeur de la cité. L'idée de la maison du cheval serait, selon une des cavalières, "un lieu où les parisiens pourraient se réapproprier le cheval".
   Les organisatrices du défilé sont parties au départ de la constatation que plus d'un million de Français montent à cheval, le fréquentent, ou en vivent, dont 75% habitent en région parisienne.

Libramont La Société royale Le Cheval de trait ardennais à la gestion 
La Halle aux Foires devient propriété communale 

ELISE DUPONT  mardi 09 mai 2006, 02:00  Le Soir 

   L e voile sur l'avenir de la Halle aux Foires est levé. C'est la commune de Libramont qui en devient propriétaire. A la gestion : la Société royale « Le Cheval de trait ardennais » propriétaire, à deux pas de là, de Walexpo. Une convention devrait être signée avec l'actuel gérant de la Halle, Fernand Antoine. Voici les points clés de l'accord.

Historique. La Halle aux Foires a été construite par Idélux dans les années 70 sur un terrain majoritairement provincial. Ce terrain avait été confié à l'intercommunale via un bail emphytéotique de 27 ans. Il est arrivé à échéance en mars dernier.
   Le deal avec Idélux. « Pour zéro euro, la Province hérite de la Halle aux Foires, explique le député permanent Ledent. En échange, nous avons accepté que l'intercommunale ne réinvestisse pas le fonds de remise à niveau de la Halle qu'elle avait mis de côté. Soit 435.000 euros. » Une condition toutefois : Idélux doit investir cette somme dans un projet qui concerne le Centre-Ardenne.
   Le deal avec la commune. « La commune de Libramont rachètera le bâtiment et le terrain pour la moitié du prix estimé par le comité d'acquisition », explique Daniel Ledent. A débourser : 465.000 euros sur un total de 930.000 euros. En échange, la Province fera partie d'un comité de pilotage, histoire d'avoir son mot à dire sur les manifestations à caractère provincial. « Nous resterons également propriétaires du terrain de 20 ares situé le long de la rue du Village, explique le député permanent Jacques Balon. Et les 465.000 euros permettront à la Province d'avoir un pied-à-terre dans le Centre-Ardenne. » La décision de principe devra être avalisée par les conseils communal et provincial.
   Perspectives. L'objectif de ce rachat pour la commune ? Avoir plus de bureaux, réorganiser les abords des bâtiments et notamment recréer des parkings. « Les activités actuelles seront maintenues, explique le bourgmestre Pierre Arnould. Mais d'autres manifestations vont voir le jour. Il faut redynamiser la Halle pour faire face à la concurrence du Bertrix Hall ou encore du Wex, à Marche. »
Canada (21/04/2006) :  Le cheval de trait en agriculture, vers un créneau rentable
  
Demandez à Kay Carr si elle se considère comme une innovatrice et c’est presque sans hésitation qu’elle vous répondra « pas du tout ».

« Je ne crois pas », dit-elle avant d’ajouter que son mari Mike a innové en retournant à l’utilisation du cheval, une pratique abandonnée depuis nombre d’années.
   Le fait que l’entreprise Winter Greene Farms n’utilise que la puissance des chevaux ne peut passer inaperçu. Toutefois, la liste de leurs innovations depuis l’acquisition de la ferme en 1987 ne s’arrête pas là. Voici d’ailleurs quelques-unes de leurs réalisations: Conversion de l’ancienne entreprise de production de foin à Salmon Arm en entreprise maraîchère; adaptation d’un régime de cultures successives au climat sec de l’intérieur de la Colombie-Britannique. Construction de six serres pour l’ensemencement de plants qui sont ensuite transplantés en champ, pour la culture de plantes à massif ainsi que pour la culture commerciale de tomates et de concombres. Démarrage d’un magasin libre-service à la ferme fondé sur la confiance. On y vend maintenant des confitures, du lait, du pain frais. Récemment, on y a aménagé une cuisine pour la préparation de plats à valeur ajoutée (salades, pirojkis et gâteaux). Création de leur propre marché en approvisionnant des marchands locaux et quatre marchés publics hebdomadaires. Activité agro-touristique : promenades en traîneau pendant la période des Fêtes. Création de quatre emplois à temps plein et de six emplois saisonniers. « Innover signifie abandonner des méthodes traditionnelles afin d’en adopter de nouvelles qui vous feront réaliser des progrès », explique le conseiller en gestion Darrell Toma. « Je crois que les Carr sont en effet des innovateurs. »
   La modestie de Kay témoigne de la nature progressive des progrès réalisés. « Certains progrès ne sont que la suite logique des choses, confie Kay. Prenons le magasin à la ferme : après avoir démarré notre entreprise maraîchère, il nous paraissait tout à fait normal d’offrir nos produits à la population locale. Nous avons donc ouvert un magasin libre-service. »
   « Une fois le magasin bien établi, nous voulions agrandir; nous avons donc transformé notre abri à voitures double. C’est après avoir embauché une personne pour s’occuper du magasin que nous avons pu offrir d’autres produits comme des oeufs et du lait, et l’an dernier, nous avons démarré la cuisine. »
   Aussi simple que cela puisse paraître, ils ont pourtant eu des obstacles à surmonter. Comme ils approvisionnaient aussi des marchands locaux, les Carr ne pouvaient promouvoir leurs produits dans leur propre magasin. De plus, démarrer leur marché signifiait investir pour engager du personnel. C’est alors qu’ils ont décidé de mettre à l’essai le concept du libre-service fondé sur la confiance. Tous les légumes étaient emballés et étiquetés; ils comptaient sur les clients pour ne pas quitter sans avoir payé. La vaste majorité des clients, à l’exception de quelques-uns, déposaient le montant de leurs achats dans la caisse prévue à cette fin. C’est ainsi que l’entreprise a démarré. Elle a affiché une croissance exponentielle au cours d’une période de cinq ans, atteignant la barre des 35 000 $ de ventes.
   « C’est à ce moment que nous avons érigé des murs autour de l’abri à voitures et que nous avons démarré notre nouveau marché en offrant du lait provenant d’une laiterie locale, des oeufs provenant de la ferme et une variété de confitures, de pâtisseries et autres produits disposés sur nos tablettes nouvellement construites. »
   « Nous avons été influencés par ce mouvement de marketing direct à la ferme, explique Kay. Si vous pouvez vendre directement vos produits en évitant tous les intermédiaires, vous vous en tirez manifestement mieux. » Le processus « étape par étape » marque aussi le démarrage des serres et des cultures successives.
   Au départ, la ferme était strictement consacrée à la production de foin en régime de culture sèche; la première tâche à l’ordre du jour a donc été de creuser un puits. Les Carr avaient déjà un plan pour leur entreprise maraîchère puisqu’ils avaient passé deux ans dans une ferme expérimentale des Bermudes où des techniques de cultures successives avaient été mises au point.
   « Par exemple, nous faisons douze à treize plantations de brocoli, à raison d’une plantation par semaine. Nous ensemençons les plants dans la serre et, six semaines plus tard, nous les transplantons en champ, ce qui nous permet d’obtenir des récoltes successives. »
   « Mike a construit, à peu de frais, notre première serre en cadre de bois. Nous avons ensuite construit des serres en cadre métallique et les étapes logiques ont suivi : plantes à massif, tomates et concombres furent ajoutés à la liste de nos produits. »
   Les chevaux ont manifestement été un achat impulsif. Mike travaillait très fort et Kay a pensé qu’il serait bien qu’il ait un passe-temps. Ils ont donc acheté une paire de chevaux Percheron, la principale race utilisée à l’époque où l’économie agricole comptait sur les chevaux.
   Adapter ces chevaux à l’agriculture moderne n’a pas été une mince tâche, mais les bêtes ont rapidement montré ce qu’elles valaient et en 1998, soit deux ans seulement après l’acquisition de leur première paire de chevaux de trait, les Carr ont vendu leur tracteur. Une fois de plus, le couple a pratiqué ce qu’un titulaire de MBA appellerait « l’optimisation des ressources ». Les promenades en traîneau se sont révélées une activité parallèle naturelle et rapportent suffisamment pendant les deux semaines de la période des Fêtes pour couvrir le coût annuel des aliments des chevaux. Les promenades ont également permis de faire connaître la ferme, dont le logo affiche un Percheron. « Cette activité nous caractérise et nous permet de faire gratuitement la publicité de notre entreprise grâce aux belles histoires qui y naissent », admet Kay.
   Les Carr, reconnus pour leurs pratiques inventives et leur sens du marketing, ont également obtenu d’excellents résultats pour leur sens du travail d’équipe lors de l’étude sur les pratiques exemplaires. Margie Childs travaille avec le couple depuis le début et est chargée du volet commercialisation. Outre le magasin, elle s’occupe aussi du marketing direct et de l’agrotourisme; elle effectue des recherches, participe à des conférences et est membre actif d’organismes tels que l’alliance agro-touristique de la Colombie-Britannique (BC Agri-Tourism Alliance). Une autre personne (salariée et associée) s’occupe des serres et de l’entreprise de plantes à massif.
   « Trop souvent, le modèle que l’on préconise pour l’agriculture canadienne comporte deux options : soit prendre de l’expansion, soit quitter le secteur, dénonce Darrell. Les Carr ont un modèle à faible endettement et à faibles risques. Il est très intéressant d’examiner comment ils s’y sont pris pour réussir. »

Pour en savoir davantage sur Winter Greene Farms, rendez-vous à www.wintergreenefarms.com.

Un système peu onéreux qui fonctionne
   Dans le cadre de la série sur les pratiques exemplaires, le conseiller en gestion Darrell Toma a décidé de consacrer cet article à Kay et Mike Carr parce qu’ils diffèrent du stéréotype véhiculé à propos des gestionnaires d’élite. Les Carr ne visent pas la création d’une méga-ferme, mais plutôt celle d’une entreprise stable et prospère.
   « Ils ne possèdent peut-être pas un plan écrit dans lequel est prévue une expansion annuelle de 10 ou 20 p. 100 », fait remarquer Darrell, qui a participé à l’étude approfondie des pratiques de 160 gestionnaires d’entreprise agricole de l’Ouest canadien. « Par contre, ils mettent l’accent sur le consommateur, soit l’une des choses les plus importantes à retenir lorsque vous entrez dans le monde des affaires. Vous devez vous préoccuper du client d’abord, répondre à ses besoins et prévoir ses demandes futures afin de vous assurer d’être au bon endroit, au bon moment. »
   « Ce qui rend l’entreprise Winter Greene Farms particulièrement intéressante est le fait qu’elle ne soit pas située près d’une grande agglomération », explique Darrell. (La population de Salmon Arm et ses alentours est d’environ 15 000 personnes.) « C’est un exemple remarquable de ce qu’il est possible d’accomplir en région rurale », ajoute-t-il.
   Darrell tient également à souligner que ce qui distingue les Carr est la priorité qu’ils accordent à la qualité. Leurs produits pourraient se vendre dans les marchés les plus chers des quartiers urbains les plus prestigieux du Canada.
   « Dans ce secteur, les producteurs doivent développer des produits à la manière d’un artisan et offrir aux consommateurs une expérience inégalée. »
   Leur exemple détruit ainsi le mythe voulant qu’il faille posséder de la machinerie et des systèmes de production coûteux et d’avant-garde pour obtenir une qualité supérieure.
   « Les Carr semblent avoir trouvé une méthode de production économique qui, par surcroît, fonctionne. Leur façon de faire est très intéressante et bien différente du modèle coûteux et capitalistique souvent promu auprès des producteurs. »


Dernière modification: lundi 22 mai 2006
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